l’ile de goree

HYDROGRAPHIE
Le Sénégal dispose d’un réseau hydrographique assez limité. Les cours d’eau les plus importants excepté pour la région de la casamance prennent leur source en Guinée (Fouta-Djalon). Le fleuve Sénégal est long de 1 750 km. Il prend sa source en République de Guinée à 750 m d’altitude et sert de frontière entre le Mali et la Mauritanie avant de se jeter dans l’ocean Atlantique à Saint-Louis. Le fleuve Sénégal se forme à Bafoulabé au Mali par la confluence de deux rivières : le Bafing et le Bakoye . Il reçoit sur sa rive gauche la Faleme qui est son principal affluent et sur sa rive droite le Kolinbine, Karakor ,Gorgol; son débit est irrégulier et dépend entièrement des pluies de mousson (100 à 1000 m3/s). Le Sénégal comprend de nombreux lacs d’eau salée et d’eau douce dont les principaux sont le Lac Rose et le Lac de guiers. Ce dernier est alimenté par le fleuve Sénégal mais aussi les eaux de pluies du Ferlo. Seul réservoir d’eau douce de la région, il approvisionne la capitale en fournissant 30 % de l’eau consommée dans l’agglomération dakaroise.
Le Sénégal est un pays soudano-sahélienne disposant de peu de cours d’eau et régulièrement frappé par des déficits pluviométriques. Pour mettre fin à cela un programme hydraulique est mis au point.
RELIEF
Excepté les deux collines des Mamelles (roches éruptives également à l’origine des îles de Gorée et des Madeleines) aucun relief n’agrémente l’horizon de la côte. Les seules véritables collines sont celles du Fouta-Djalon à la frontière guinéenne qui ont du mal à culminer au-dessus de 500 mètres. Les estuaires du Sénégal, du Saloum et de la Casamance sont même au-dessous du niveau de la mer à marée haute. Les Niayes, dunes côtières sculptées par le vent empêchent néanmoins le marin de voir le paysage continental sur la distance Dakar–Saint-Louis.
Un des grands intérêts du Sénégal est qu’il possède, malgré sa modeste superficie,un grand nombre d’écosystèmes différents :
- la montagne : sur les remparts du Fouta-Djalon (Sénégal sud-oriental), à la frontière de la Guinée, de l’ouest du Parc national du Niokolo-Koba à la rivière Falémé.
- la forêt dense : en Basse-Casamance (par exemple Oussouye ou Diouloulou) et principalement dans la région frontalière avec la Guinée-Bissau.
- le désert dunaire : dans la région de Saint-Louis, à l’extrême nord du pays, dans la partie la plus septentrionale du Ferlo.
- la mangrove : dans l’ensemble de la Basse-Casamance et du Sine-Saloum, de Joal-Fadiouth jusqu’à Cap Skirring.
- les lacs : le lac de Guiers et l’ensemble des points d’eau permanents ou provisoires le long du fleuve Sénégal.
- la brousse : au Sénégal Central
- les lacs salés : le lac Rose, le lac Mbeubeusse et de nombreux petits lacs y compris près de la Petite-Côte.
- les fleuves et rivières : le fleuve Sénégal, le fleuve Gambie, les rivières Niokolo Koba, Falémé, Saloum, Soungrougrou, etc.
- la savane : au sud d’une ligne Mbour–Kidira, la brousse claire se transforme en savane plus arborée particulièrement représentée dans la région de Tambacounda.
- l’océan : tout le long de la côte, de Saint-Louis au nord à Kabrousse au sud.
CLIMAT
Le climat est du type sahélien. Il comporte une saison des pluies – que l’on appelle hivernage – et une saison sèche. La saison des pluies s’étend de juin à octobre avec un pic en août-septembre et variable selon la latitude (moins de précipitations dans le nord par rapport au sud). C’est la période des moussons. La saison sèche dure de novembre à juin avec des alizés continentaux.
Photo satellite des foyers d’incendie (points rouges) en février 2002, principalement situés dans les zones à savane
Les températures les plus élevées sont observées en été, pendant la saison des pluies. Les plus basses se situent au mois de janvier.